Interview #1 : Adama Keïta, fondatrice de The Art They Give

  • Farah
  • mars 10, 2020
  • 4 commentaires

Être entrepreneur, c’est concentrer tous ses efforts pour matérialiser dans le monde réel sa vision et ses idées

Vous vous attendiez à une définition autour de la création de chiffre d’affaires ? Loupé ! Avant tout, les entrepreneurs sont des rêveurs suffisamment fous pour aller au bout de leurs idées… Et ce même quand ils sont encore étudiants ! Ou en l’occurrence, étudiante.

J’ai eu l’occasion d’interviewer Adama Keïta, une jeune entrepreneure ambitieuse afin qu’elle nous partage son parcours ainsi que quelques conseils précieux.

Prenez des notes !

carnet de notes

Adama, une jeune entrepreneure ambitieuse

Hello Adama et merci pour ton temps. Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Je m’appelle Adama Keïta, j’ai 23 ans je suis d’origine Martiniquaise et Guadeloupéenne par ma mère et Sénégalaise par mon père. Je suis une polyglotte hyperactive baroudeuse qui fait actuellement des études en école de commerce. Et je suis la créatrice d’un projet appelé THE ART THEY GIVE

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton projet ?

Ce projet est né au mois de décembre 2018 à Barcelone en Espagne.

Je suis passionnée d’art et par tout ce qui s’y rapproche de près ou de loin. Je pense que l’art de façon générale est un outil et un univers qui permet de réunir, guérir, transporter , émerveiller et stimuler la créativité chez tout un chacun.

Je me suis toujours dit que le jour où je me lancerai dans une aventure telle que celle-ci, je me devais d’être en concordance avec cette passion que j’ai pour l’art.

THE ART THEY GIVE est un projet qui vise à mettre en lumière des artistes émergents (ou non) à travers des évènements interactifs.

Puisque derrière tout travail artistique, il y a une personne qui se donne tant sur le plan humain qu’émotionnel, il était important pour moi de donner l’opportunité à l’audience d’interagir avec l’artiste et de nouer une relation intimiste avec ce dernier afin de mieux connaître l’artiste. D’où le concept d’expérience immersive.

Aussi, au delà de mettre en lumière le travail de l’artiste, j’ai décidée d’illustrer le parcours et la vie de l’artiste avec de la vidéographie.

 

C’est génial comme projet ! Comment as-tu commencé cette aventure entrepreneuriale ?

La première exposition que j’ai organisée s’est faite en collaboration avec Lauwaart, une peintre et artiste digitale Martiniquaise qui axe essentiellement son travail sur la femme noire.

lauwaart expo

Cette exposition a eu lieu en avril 2019 à Barcelone à la galerie d’art « Opera Lounge » pendant 4 jours sous la thématique « Dans les nuages ». 

The art they give exposition

Ce fut un moment de partage et de fierté pour Lauwaart, André Ramiro – vidéaste du projet- et moi-même. L’audience a pu rencontrer, échanger et créer avec Lauwaart.

 

On peut donc considérer que ta première exposition était un succès, si on en croit ta principale motivation de rendre le rapport à l’art et à l’artiste plus interactif ?

Je crois qu’on peut dire ça oui *rires*. Comme dit plus haut il est important pour moi de mettre en avant le travail de l’artiste mais surtout et aussi l’artiste lui-même.

C’est d’ailleurs pour ça que je travaille en étroite collaboration avec André Ramiro, un vidéaste autodidacte talentueux de 24 ans, originaire du Brésil.

Un mois avant l’exposition de Lauwaart, André et moi sommes d’ailleurs allés à sa rencontre à Paris, pour produire sa vidéo biographique afin de faciliter le contact avec l’audience.

André Ramiro

 

As-tu prévu de poursuivre cette aventure avec une prochaine exposition ?

Évidemment ! *rires* Je travaille actuellement sur une seconde exposition qui aura lieu à en septembre 2020 et qui mettra en lumière un photographe américain basé à New York : Jarrod.

Son travail s’axe sur la communauté noire et ses différentes dimensions. 

 

Comme tu le sais, ce blog est à destination des entrepreneurs ambitieux qui, peut-être comme toi, sont encore étudiants ou peut-être salariés. Quels conseils aimerais-tu leur donner ?

En plus d’être étudiante, j’ai comme tout le monde une vie personnelle et de nombreuses passions comme l’écriture ou les voyages. Être capable de gérer tout cela n’est pas toujours évident.

Quand je me suis lancée dans ce projet j’étais dans une dynamique « GO BIG OR GO HOME » donc je n’avais pas de problème de mindset.

Par contre, j’ai voulu tout gérer seule car je pensais (à tort) que nous ne sommes jamais mieux servis que par nous-mêmes.

Aussi je n’avais absolument aucune compétence dans la planification et la mise en place d’événements, dans la gestion de projets ou la communication. Je m’engageais dans cette aventure with an empty luggage *rires*.

De ce fait au fil des mois j’ai pu en apprendre plus sur moi-même, et surtout me remettre en question par rapport à mon mode de fonctionnement. 

 

Commencer par reconnaître ses points forts et ses points faibles est primordial pour réussir un projet. Comment as-tu géré tes points faibles ?

Je me suis documentée afin de découvrir et appliquer des techniques pour mieux gérer mon temps et m’organiser, mais aussi pour souffler entre le stress des études et de l’organisation de l’événement. Car c’est aussi capital pour tenir sur le plus long terme, au risque de faire un éventuel burn out.

Car quand on se lance dans un projet quel qu’il soit et d’autant plus lorsqu’on est seul, on peut très vite s’isoler, ne faire que ça, ne plus mettre le nez dehors, oublier de se nourrir (lol but fact), reporter constamment ses séances de sport, trop en faire, TOUT ÇA pour finir au stade d’épuisement et d’insomnies.

Je parle en connaissance de causes malheureusement lol.

En bref, mes premiers conseils seraient d’être honnête envers vous-mêmes sur vos points forts et vos points faibles afin d’aller tout de suite chercher les ressources qui vous permettront d’outrepasser vos limites.

Grâce à ce travail personnel, aujourd’hui je tâche d’appliquer deux techniques de gestion du temps très utiles. Et je souhaite les partager avec vous !

 

1. Le rétroplanning

Le rétroplanning se présente sous la forme d’un tableau et est défini comme étant un des outils essentiels à la conception d’un événement ou d’un projet.

Il liste l’ensemble des tâches pré-pendant-post événement nécessaires à la conceptualisation de ce dernier. 

En bref, toutes les tâches relatives à l’évènement en question y sont listées, avec pour chacune :

  • leur(s) responsable(s) 
  • le niveau de priorité de la tâche
  • leur statut (si la tâche a été effectuée ou non)
  • la date d’échéance de la tâche

L’objectif premier de cet outil est de fixer les dates auxquelles chaque tâche doit être réalisée, mais il permet aussi de répartir les tâches selon leur ordre de priorité.

Il vous aidera également à visualiser sur le long terme les étapes de votre projet.

 

2. Le cerveau collectif

Le cerveau collectif est une méthode dont j’ai pris connaissance suite à la lecture du livre “Réfléchissez et devenez riche” de Napoléon Hill.

En se lançant dans un projet seul, un des torts les plus connus est de se conforter dans l’idée que l’on peut tout faire et surtout tout maîtriser seul.

Et il est pourtant bien connu que seul, on avance plus vite… Mais à plusieurs, on va plus loin.

À la suite de l’exposition que j’ai organisée en collaboration avec Lauwaart, il était essentiel pour moi de faire un bilan général de cette première expérience mais surtout de la façon dont j’aimerais fonctionner pour mes projets futurs.

Je me suis rendue compte que j’étais déjà consciente de l’existence d’un « cerveau collectif » mais que je ne l’avais pas encore utilisé à son plein potentiel.

Il est dit dans le livre :

Le cerveau collectif résulte des efforts conjugués de deux ou plusieurs individus qui oeuvrent dans un esprit d’harmonie afin d’atteindre un but précis.

Le cerveau collectif est défini comme une méthode visant à identifier et exploiter les compétences, l’énergie et le savoir d’un ou de plusieurs individus qui, pour chacun d’eux, excelle dans un domaine bien défini.

Le cerveau collectif va de pair avec l’art de déléguer des tâches. Et cela s’accorde avec la notion de gestion du temps.

Parce qu’il est impossible de tout bien faire, il est important de s’entourer de personnes avec qui nous pouvons collaborer. Cela nous permettra de mener à bien notre projet, de nous perfectionner, mais aussi de gérer notre temps de façon plus efficace et plus intelligente.

 

Ce sont deux méthodes effectivement très importantes, comme tu l’as dit si bien : « seul, on avance plus vite… Mais à plusieurs, on va plus loin. » ! Et si on veut suivre le reste de tes aventures, ça se passe où ?

Vous pouvez retrouver la page du projet sur Instagram (et cliquer le bouton « suivre » !) ici : @thearttheygive

Vous pouvez également suivre l’évolution du projet sur mon site web thearttheygive.com

Et si vous voulez suivre mes aventures d’entrepreneure étudiante polyglotte hyperactive baroudeuse, c’est par ici !

J’espère que ce petit bout de moi vous aura plu et vous aidera dans vos projets.

Merci à Farah de m’avoir donnée cette opportunité de me livrer.

All love,

Adama Keïta

4 Comments

  1. Projet super intéressant, des questions qui permettent de se projeter même si nous n’avons pas forcément les mêmes aspirations ! Bon courage pour la suite ! 🙂

    1. Hello Aurore, merci pour ton retour. Effectivement, le parcours de chaque entrepreneur.e est enrichissant, même si nos aspirations sont différentes 🙂

    1. Hello Aline, merci pour ton commentaire. Ce projet est effectivement super intéressant et surtout très prometteur. Adama est bien une entrepreneuse ambitieuse ! 🙂

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